Dans cet article, nous allons traiter dans le détail des différents types de tumeurs des glandes surrénales provoquant de la transpiration excessive. Nous nous intéresserons aux divers symptômes, aux causes et aux traitements existant pour cette maladie.

Définition du cancer des glandes surrénales

Les deux glandes surrénales se trouvent chacune au-dessus des reins situés dans la zone supérieure de l’abdomen. Elles sont composées d’une couche externe de tissu glandulaire et d’une couche interne de tissu nerveux. Elles bénéficient d’une protection via une capsule, une sorte d’enveloppe qui les entoure.

Les glandes surrénales se chargent de la sécrétion d’hormones. Elles comprennent deux zones :

  • La zone corticosurrénale : elle se charge de la libération d’hormones nommées les glucocorticoïdes. Parmi ces hormones, on trouve le cortisol dont l’action essentiel se situe au niveau de la glycémie, à savoir le taux de sucre dans notre sang.

La zone corticosurrénale se charge aussi de la libération de minéralocorticoïdes et parmi celles-ci, de l’aldostérone dont l’action réside au niveau du rein afin d’équilibrer notre niveau de sodium et de potassium. Enfin, cette zone se charge de la sécrétion d’androgènes, hormones responsables des caractéristiques sexuelles masculines.

  • La zone médullosurrénale : elle se charge de la sécrétion de l’adrénaline et de la noradrénaline, hormones agissant sur le rythme cardiaque, sur la hausse de notre pression artérielle et sur la contraction ou dilatation de nos vaisseaux sanguins.

Selon une stricte définition, le cancer des glandes surrénales naît au sein de ces dernières. Il peut toucher la corticosurrénale ou zone externe de la glande ou la médullosurrénale ou zone interne.

Plutôt que de parler de cancer des glandes surrénales, on parlera davantage des types de tumeurs les affectant. En effet, il en existe des bénignes. Il s’agit de celles que l’on observe le plus. Toutefois, certaines peuvent se révéler plus malignes.

Formes bénignes et formes malignes

Parmi les tumeurs bénignes des glandes surrénales, on trouve le syndrome adrénogénital, un groupe de maladies génétiques qui les affectent. Le phéochromocytome fait également partie des formes bénignes les touchant. Ces formes sont sécrétantes et se développent dans la zone de la médullaire surrénalienne. Ces tumeurs surrénaliennes s’observent à toutes les tranches d’âge et pour les deux sexes, même si elles apparaissent davantage chez les sujets féminins.

Une tumeur maligne affectant la glande surrénale correspond à un amas de cellules cancéreuses qui se répand et provoque la destruction des tissus. Lorsqu’il s’agit de métastases, ces dernières peuvent envahir d’autres zones du corps.

Ici, il faut distinguer d’une part la tumeur qui naît dans la glande surrénale, également nommée cancer primitif de la glande surrénale (type de cancer se caractérisant par sa rareté) et d’autre part, le cancer secondaire. Celui-ci nait dans une autre zone du corps pour se répandre ensuite à la glande surrénale. Dans cette catégorie, on trouve par exemple le mélanome, le lymphome, les cancers des poumons, du sein, du rectum et du colon. Les formes secondaires se caractérisent par une fréquence majeure par rapport au cancer primitif.

Parmi les formes malignes, on trouve aussi les corticosurrénalomes ou corticosurrénales, développés dans la zone corticale, mais également les phéochromocytomes, développés dans la zone médullaire.

Les causes et symptômes des tumeurs des glandes surrénales

Les causes peuvent être génétiques. C’est d’ailleurs le cas pour 30 à 40% des phéochromocytomes. Pour les corticosurrénalomes, les causes génétiques prédominent principalement chez les enfants. Elles ne représentent en effet que 5% des causes des corticosurrénalomes chez les adultes. On retrouve également des causes sous formes d’anomalies moléculaires des cellules tumorales pour les adultes.

En ce qui concerne les symptômes, signalons qu’ils dépendent de la zone touchée.

Pour le corticosurrénalome, on trouve des symptômes tels que :

  • Le diabète
  • Le syndrome de Cushing : celui-ci comprend des anomalies cliniques secondaires en rapport avec la hausse chronique de cortisol ou d’autres corticostéroïdes. Il se manifeste via des signes tels que la hausse de cortisol, l’augmentation de poids avec obésité majeure de l’abdomen, l’hypertension artérielle, les vergetures sur le ventre et la diminution de la masse musculaire.
  • L’hyperandrogénisme : une hausse du taux des hormones mâles, les androgènes, ce qui provoque une hausse la masculinisation et de la pilosité chez la femme.
  • L’hypokaliémie ou diminution du taux de potassium).  Ce symptôme peut amener le patient à consommer beaucoup d’eau ou à souffrir de problèmes cardiaques ou musculaires.

Pour le phéochromocytome, on trouve des symptômes tels que :

  • Une fréquence élevée de maux de tête et de céphalées
  • De la transpiration abondante
  • Des palpitations cardiaques
  • Des accès brutaux d’hypertension artérielle aigüe

On détecte généralement ces cancers via une exploration des symptômes, mais également par hasard, via une analyse d’imagerie médicale pour une autre pathologie.

Types de tumeurs des glandes surrénales

Elles peuvent revêtir un caractère cancéreux ou non cancéreux. Lorsqu’elle est cancéreuse, la tumeur pourra évoluer vers d’autres tissus et provoquer leur destruction. En métastase, elle est susceptible d’évoluer autre part dans le corps.

Types de tumeurs des glandes surrénales

Lorsqu’elle est bénigne et qu’elle n’a pas envahi d’autres zones du corps, elle ne constitue pas un risque majeur pour la santé et la vie des patients. La majorité de ces tumeurs ont un caractère non cancéreux.

On distingue en outre les tumeurs fonctionnelles et les non fonctionnelles. Les premières sont responsables d’un excès d’hormones. Elles provoquent l’apparition de certains symptômes. Par contre, lorsqu’il s’agit de non fonctionnelles, on ne constate pas de production abondante d’hormones et de symptômes.

Le corticosurrénalome

Cancer primitif de la glande surrénale le plus courant, on le nomme également cancer de la corticosurrénale ou encore cancer du cortex surrénal. Naissant dans la zone externe, il se compose de formes d’un diamètre de plus de 6 cm.

Le corticosurrénalome est généralement découvert lorsque sa production d’hormones provoque des modifications dans le corps. On le repère également lorsqu’il suscite l’apparition de symptômes en raison de sa grosseur importante. Les examens d’imagerie médicale pour une autre maladie permettent également de le détecter.

Pour 60% des corticosurrénalomes, il s’agit de tumeurs fonctionnelles. Ils provoquent une surproduction d’hormones de la glande, principalement du cortisol, mais également de l’aldostérone, des androgènes et des œstrogènes. Affectant davantage les femmes que les hommes, il est plus souvent présent dans la glande surrénale droite que dans la gauche.

Le phéochromocytome

Naissant dans la zone interne, la médullosurrénale, la majorité des phéochromocytomes ne revêtent pas un caractère cancéreux. Toutefois, certains d’entre eux peuvent évoluer en cancer. Les phéochromocytomes apparaissent au sein des cellules chromaffines de la médullosurrénale.

Semblables à des cellules nerveuses, ils provoquent la production d’hormones. La majorité d’entre eux sont des tumeurs fonctionnelles responsables d’un excès d’adrénaline et de noradrénaline.

Affectant davantage les patients de 29à 50 ans et davantage les hommes que les femmes, ils affectent rarement les enfants. En temps normal, on ne les trouve qu’au sein d’une glande, mais il arrive qu’ils touchent les deux. Ils peuvent également affecter plusieurs zones du corps en même temps.

Un nombre restreint des phéochromocytomes naissent dans la zone externe de la médullosurrénale. On les nomme les phéochromocytomes extrasurrénaliens ou paragangliomes. Leur caractère est davantage cancéreux que ceux qui affectent la glande surrénale.

Le neuroblastome

Les cellules nerveuses immatures sont le point de détart du neuroblastome. Elles se nomment les neuroblastes du système nerveux sympathique. Celui-ci est responsable de la préparation du corps lors de contextes dans lesquels la personne doit faire preuve de force et être vive d’esprit. Il peut s’agir de situations provoquant un sentiment de peur, d’excitation, de colère ou de gêne.

L’apparition du neuroblastome a lieu partout au sein du système nerveux sympathique. Toutefois, il survient régulièrement dans les glandes surrénales. Touchant davantage les enfants et les nouveau-nés, il s’agit du cancer le plus fréquent parmi la jeunesse.  

L’adénome surrénal

Le principale type de tumeur des glandes surrénales et le plus courant est l’adénome surrénal. Au départ, elle est non cancéreuse. Son point d’origine est la partie externe de la glande surrénale.

En général, elle se repère lorsque le patient réalise un examen d’imagerie médicale pour d’autres motifs. Dans un premier temps, il se peut qu’aucun traitement ne doive être prescrit si l’adénome surrénale est de petite taille et s’il n’est pas fonctionnel.

Toutefois, si le médecin décide tout de même d’appliquer un traitement, il pourra choisir de réaliser :

  • Un suivi de l’évolution de la croissance de l’adénome via des épreuves de tomodensitométrie ou TDM
  • Une observation de la variation du niveau ou taux d’hormones via des épreuves d’examens réalisés en laboratoire

Diagnostic et traitements des tumeurs des glandes surrénales

Diagnostic

Lors de son diagnostic, si le médecin repère des signes annonciateurs d’une tumeur d’une glande surrénale, il pourra décider d’entreprendre plusieurs actions. Dans un premier temps, il faudra réaliser une prise de sang des diverses hormones afin de déterminer les excès de sécrétion. Un examen d’imagerie médicale tel qu’un scanner, une scintigraphie ainsi qu’une IRM sera nécessaire afin de visualiser la tumeur. D’autres examens pourront déterminer si d’autres organes abritent une nouvelle tumeur.

Les caractéristiques de la tumeur, telles que son évolution ou sa taille, détermineront le choix du traitement. Celui-ci pourra également être décidé en fonction de l’état du patient et des résultats d’examens préliminaires.

Traitements

Si l’on est en présence d’une tumeur qui n’a pas encore évolué en métastase, on décidera en premier lieu de réaliser une chirurgie. Réalisée par une équipe de chirurgiens spécialisés, cette opération chirurgicale consistera à extirper la totalité de la tumeur.

Les tissus qui l’entourent potentiellement porteurs de cellules cancéreuses ainsi que les ganglions proches potentiellement infectés sont également enlevés lors de l’intervention chirurgicale. Le médecin pourra décider de réaliser une surrénalectomie, intervention la plus employée. La surrénalectomie sert également lors de formes cancéreuses au volume moindre.

Si on est en présence d’une tumeur qui récidive ou de métastases inopérables, on pourra décider du traitement en fonction du cas. Pour le corticosurrénalome, on pourra choisir le mitotane, un médicament antinéoplasique cytostatique. Pour d’autres formes, on choisira par contre des traitements thérapeutiques plus ciblés. La chimiothérapie cytotoxique est très peu utilisée. En effet, on y a recours lorsqu’il s’agit de formes agressives ou lors d’échecs d’autres traitements. Elle donne en effet de moins bons résultats que pour d’autres formes de cancers.

D’autres pathologies des glandes surrénales ne demandent pas d’intervention chirurgicale. Il s’agit par exemple de la maladie d’Addisson, un dysfonctionnement de la corticosurrénale provoquant une diminution d’aldostérone et de cortisol. C’est aussi le cas du syndrome de Conn, une hypertension d’aldostérone et de l’insuffisance surrénalienne, une brusque chute des sécrétions d’hormones des glandes surrénales. L’hyperplasie congénitale des surrénales, une hausse du volume de celles-ci et l’hypoplasie des surrénales, un problème d’évolution génétique, ne requièrent pas non plus de chirurgie.

Traitement des symptômes des tumeurs des glandes surrénales

Pour traiter les symptômes des diverses facettes de cette maladie, plusieurs traitements spécifiques existent. Le médecin et les professionnels de santé spécialisés pourront déterminer ceux qui conviennent le plus au patient.

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Cependant, même si diverses solutions existent pour contrôler les signes de cette pathologie, les personnes devront tout de même consulter un médecin. Il pourra les guider et décider d’un traitement précis. Dès l’apparition de symptômes, le contrôle d’un professionnel de santé est impératif.